Pascale Coutoux

 

Pascale Coutoux peint.
Petite, déjà elle dessinait des branches d'arbre fleuries avec des oiseaux pour sa grand mère qui vivait avec elle. Elle adorait mais tout s'est arrêté à sa mort, elle avait 12 ans.
Ses parents lui avaient également fait donner des cours de piano depuis l'âge de 6 ans. Elle était douée aux dires de ses professeurs et camarades.
Après la mort de sa grand mère, elle est rentrée dans une sorte de dépression. Heureusement, elle s'en est sortie en transcrivant ses émotions en poèmes. Elle en a couvert des carnets et aussi en s'extériorisant à travers la musique.
Plus tard, elle a découvert le piano jazz par le biais d'une association locale.Ce fut un choc! Elle a monté des groupes dans lesquels elle jouait, chantait et composait. Ils se sont produit principalement en banlieue dans les années 80.Ses chansons étaient tristes, sombres, comme le blues qu'elle découvrait, le blues qui l'habitait toujours. Mais l'heure était au RAP, plus au blues ni au jazz!
Après des années d'errance musicale, tout s'est progressivement arrêté, surtout après la naissance de son fils en 2002.
Elle n'avait plus le temps, plus l'énergie nécessaire!
Entre 1998 et 2002 elle perdait sa mère, son père, rencontrait celui qui est son mari et mettait au monde son fils... C'est beaucoup en 4 ans!
Entre le 11 septembre 2001 et la naissance de son fils en 2002,en proie à des doutes et idées noires, elle s'est remise à écrire des poèmes plus sombres que ceux de son enfance, ayant pour sujet la guerre, le mal, le temps qui passe...
Par la suite une maison d'édition a accepté d'éditer ses poèmes ainsi que les nouvelles qu'elle avait écrite. Elle a pu ainsi rencontrer des poètes qui l'ont acceptée chaleureusement dans leur famille. Elle a pu participer à des festivals, déclamer ses textes et chanter ses chansons.
Puis c'est en allant au petit palais avec son fils pour un atelier de peinture pour enfant qu'elle a découvert les stages pour adulte...

Ce premier stage l'a ramenée vers la peinture. Elle se souvient de la beauté du lieu, du calme, de la lumière,"nous avons peint dans le jardin du petit palais, il faisait beau"."Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté" disait Baudelaire.
et le voyage a commencé...

Elle ne sait pas comment ni pourquoi elle a cessé d'extérioriser de la tristesse à travers l'art en passant à la peinture mais elle en est heureuse. Peindre la rend heureuse et elle veut partager ce bonheur avec le plus grand nombre.
Elle est fière d'être une artiste peintre et tisse son réseau avec les personnes qui aiment son art et veulent partager son aventure.
La route est longue encore...