10/03/2019
Poème de F.Cheng

 

alt

Viens te lover dans ma main,galet,
Tiens un instant compagnie
A l'anonyme passant. Toi, le pain cuit
Au feu originel, nourris ce passant
De ta force tenace, de ta tendresse
Lisse, au bord de cet océan
Sans borne,où tout vivant se découvre vétille ...
Ô tant que se retient la mort, accorde
Au mendiant sans voix tes faveurs,
Fais-moi don de tes inépuisables
Trésors : fêtes de l'aube, festins
Du soir, farandole sans fin des astres,
Tant et tant de tes glorieux compagnons
Réunis ici en toi, un instant lovés
Dans le creux charnel de ma paume !
Toi qui survis à tout, garderas-tu
Mémoire de cette singulière rencontre ?
                                     F. Cheng - La vraie gloire est ici

Ajouter un commentaire
Votre nom : *
Votre email :
Votre site :
Rédigez votre
commentaire : *
captcha
Recopiez l'image ici : *
Nous vous rappelons que vous êtes responsable du contenu des commentaires que vous publiez.
Votre adresse IP (54.166.133.84) sera archivée.

* Champs obligatoires

Retour à la liste des articles