Philippe CEBEILLAC

Philippe cébeillac est né en 1957 à Saint-Jean d'Angély dans les Charentes-Maritimes d'un père géomètre dont les parents sont des notables locaux et d'une mère comptable. En 1967 ses parents se séparent et il ne reverra son père que sur son lit de mort, il déménage avec ses deux sœurs et sa mère dans la région de Midi-Pyrénées à Auterive puis Toulouse. Suit ses études dans divers collèges et au lycée polyvalent du Mirail où il crée deux journaux lycéens "Lalumette" et "Le chant des égouts", obtient son bac en sciences économiques et sociales avec mention en 1976 et s'inscrit en Sciences Politiques où suite à une altercation avec un de ses professeurs il échoue dans son parcours universitaire.

 

En 1978 il participe en tant que journaliste et secrétaire de rédaction à la création et la réalisation d'un hebdomadaire à caractère régional : « La tribune du midi » qui parait un an puis suite à un manque de rentabilité financière disparait c'est là qu'il rencontre des journalistes, autorités et responsables politiques et culturels, artistes et créateurs locaux, ou nationaux et là aussi qu'il apprend le maquettisme, la photographie, l'imprimerie et fait ses premiers pas de dessin, montage photos... en parallèle il participe à « La troupe de théâtre de Fronton » et donne quelques représentations. En 1979 il participe à un journal de consommateurs "Sphinx" puis trouve un emploi à mi-temps dans un entrepôt à Fenouillet. Il commence dés cette année à créer et peindre en essayant diverses techniques (huile, pastel, gouache, aquarelle, plume, lavis, dessin, encre...) sur divers supports (murs, toile, papier, bois, carton...).

 

En 1982 il commence à produire des supports peints de tables décoratives en collaboration avec un ébéniste Markus Schuster et un agent commercial Pierre Martorello, il rencontre les responsables de "Tousalon" dans l'objectif d'exposer une gamme de meubles qu'il a conçu. En 1983 il réalise le premier tableau variant "Ruines célestes" début d'une longue série et invente donc une technique unique de passage des enres sur des toiles de papier grand format qui rivalise en précision avec l'art pictural classique. Il rencontre les responsables de l'Espace Bonnefoy en 1985 et réalise une première exposition de tableaux variants en avril 1986. Il participe à la suite de cela à plusieurs concours dont il est lauréat et présente plusieurs expositions et commence à voir paraître plusieurs articles sur ses réalisations dans la presse.


En 1987 il se marie avec sa compagne Marie-Pierre M, professeur de français avec laquelle il n'aura aucun enfant. Ils emménagent dans une villa à Toulouse, dont le rez-de-chaussée est un vaste garage dont il fait un atelier-galerie. Chercheur, lecteur et amateur de musique il se cultive et s'enrichit de nouveautés. Il rencontre en 1988 les responsables de l'espace Saint-Cyprien (Mr prat) à Toulouse pour réaliser une exposition de tableaux variants sur le thème de la révolution de 1789 intitulée : « Ellipse 89" et en 1989 réalise une autre exposition à Altigone, centre culturel de Saint-Orens, où Mr Jean-Paul Rouillé décèle et révèle ce qui lui semble être un art nouveau qui lui vaut un certain succès médiatique et artistique (« climat intimiste, chaleureux », « création originale », « Philippe Cébeillac essaie de rendre le spectateur plus actif », référence à Le Caravage et Rembrandt). La démarche est qualifiée d'étonnante et l'exposition « Ellipse 89 » montée en juillet est le fruit d'une collaboration avec la mairie de Toulouse qui fournit le matériel permettant la fabrication d'un tableau monumental de deux mètres sur trois équipé d'un système sonore, lumineux informatique et électronique en collaboration avec deux ingénieurs un de Motorola : Simon Tressières ainsi que Bernard Beaufour ingénieur à l'Aérospatiale, à cette équipe s'ajoute un compositeur de musique Thierry Antherrieux. Presse, radios et télévision s'intéressent à ces créations d'un nouveau genre ce qui lui vaut plusieurs articles remarqués dans "La Dépeche du Midi" de Gérard Sentier: "On imagine déjà les retombées d'une telle invention. Chez les particuliers bien sûr. Mais application aussi dans le théâtre ou pour animer des concets et des soirées..." et Ginette Toulet ainsi que deux émissions télévisées : « Euréka » sur FR3 et un reportage de TLT.

 


En 1989 il est remarqué par le jury du Sitef qui le sélectionne pour participer au salon de la rentrée. En parallèle il rencontre les responsables de la DRAC de Paris : Mr Francis Balagna, du conseil régional de Midi-Pyrénées (Mr Censi et Mme Salvant) pour réaliser une exposition de grande ampleur dans le cadre du Faust 1990 : « Interférences 90 ». Le cahier des charges se monte à une valeur de 65 000€ et l'ensemble du projet est finalisé mais la veille de la signature du contrat un des ingénieurs fait capoter la finalisation du projet pour des raisons financières. Le Conseil Régional lui accordera les crédits nécessaires à la réalisation des six œuvres et de la pyramide centrale du projet sans qu’il puisse l’exposer en public. Cet échec sera fatidique, licencié de son entreprise en 1991 pour avoir répondu à un appel concernant la sécurité du travail, abandonné par ses amis et relations il suit deux stages de formation en microédition au Cefit et un stage de photographie et multimédia à l'Etpa.

 

Il cesse dés cette époque de prospecter et chercher à exposer et continue à peindre et écrire, son épouse divorce en 1996. En situation financière difficile il est contraint d'abandonner sa villa et atelier et doit détruire les structures d'   « Ellipse 89 » et de la pyramide centrale d’« Interférences 90 » en en conservant les toiles. Une partie de ses œuvres sont détruites par une malencontreuse inondation.

 

En 1997 il emménage avec sa mère à Cugnaux et parfait sa maîtrise de la peinture en travaillant le pastel, la gouache, l'huile, l'acrylique, l'aérographe,  et en réalisant des copies de tableaux de maîtres, des créations et en pratiquant la photographie. Il poursuit ses recherches et œuvre sur ses poésies, romans et nouvelles qu’il tente de faire publier par des maisons d’éditions sans pour l’instant obtenir de succès, rédige: « Economie de l’art », « traité sur la technique du tableau variant », « poèmes d’heures », « Paroles de tableaux », « La pendule à moteur », « Urbanités », « Lettres à la lune ». (Voir note).

 

En 1999 il s'inscrit à l'université du Mirail en Psychologie dans l'objectif de devenir professeur des écoles, parvient au niveau Licence trouve un emploi de répétiteur chez Acadomia puis s'installe à son propre compte comme enseignant : formation en informatique et soutien scolaire. Il expose sur Galerie Création et Culture Inside et parvient à reconstituer un atelier dans lequel il produit une série de quelques tableaux variants à partir de 2012 dont le dernier exemplaire "La banane et la femme" 2013 lui permet de retrouver la qualité de la technique des années 1994. Il répond à des commandes de particuliers ou d'entreprises.

 

En octobre 2014 le président de l'association arts et loisirs de Fontenilles et de la Salvetat-Saint-Gilles le joignent pour lui proposer la place de professeur de l'atelier d'arts plastiques, proposition qu'il accepte, cette expérience durera jusqu'au mois d'octobre 2015, il crée dans le même temps une entreprise de formation dans le secteur de l'enseignement culturel.

 

Note : la plupart de ses œuvres sont téléchargeables sur Edition999 et publiées sur Thebookedition.

 

 

 

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