10/11/2017
Harrys peint au couteau les histoires du monde Publié le 15/10/2017 à 03:42

Aux murs de L'atelier Legault, sont accrochés des visages et des bustes qui content des histoires, des ambiances, des états. En cinquante tableaux, l'humanité se dévoile.
Harrys arrive de Nantes, un peu fier que son activité picturale ait retenue l'attention du jury qui coordonne les accrochages, dans l'atelier Legault. Lui, le professionnel des lumières se dit « impressionné. Quand je suis entré ici, dans cette cathédrale industrielle, j'ai été bluffé. Un si beau lieu, de si belles lumières, cela m'a empli de bonheur ». Et ses toiles colorées, façonnées sur des formats généreux, sont en osmose avec les grands pans blancs de l'ancien atelier de confection, devenu galerie d'art.
Dans l'atelier Legault, l'installation Hors champ se lit au gré des humeurs du plasticien. Les visages et les corps disent des petits moments, des états d'esprit, des morceaux d'état d'âme. Harrys se définit comme « quelqu'un de lent qui a besoin de dessiner, de peindre, de réaliser. J'ai besoin de voir. C'est mon moyen d'expression ». Et il se sert de la peinture pour transmettre des climats, pour évoquer des univers. « L'image véhicule des états, la tristesse, l'angoisse, la joie, la peur. Elle vibre ». Et pour expliquer ses dires, le plasticien invite à se rapprocher de la toile pour découvrir des surfaces peintes, recouvertes de plastiques transparents aux reliefs chargés de figures géométriques. En effet, au travail juxtaposé de la peinture posée au couteau, se lit un morceau de visage, un bout de vêtement recouvert de ce vinyle chargé de géométriques aspérités. « Je pose la peinture à l'huile avec des couteaux. Je peux aussi peindre sur un papier que j'appose et tire sur une surface donnée. Juste parce que j'expérimente. Parce que je recherche un effet. Je pose et alterne du brillant, du mat ».
Aux questions qui concernent différentes périodes de sa vie de peintre, Harrys explique qu'il a toujours dessiné, crayonné. « J'ai commencé à peindre vers 19 ans, tout seul, pour l'effet obtenu ».
Après quelques apprentissages aux cours du soir, aux Beaux-arts, et des implications dans les métiers du social, le voilà éclairagiste de spectacles de danse. Le plasticien veut montrer qu'il « croit en l'humanité mais qu'il se désole des humanités qui font tourner la planète ». Les tableaux ont tous des noms. L'un s'appelle L'avenir incertain d'un passé sans mémoire, un autre, qui reproduit un idéogramme, est intitulé La journée du double bonheur.
Du 14 octobre au 26 novembre, le jeudi et vendredi de 14 h à 18 h, le samedi et dimanche de 15 h à 18 h 30. Entrée libre.alt

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