Atelier de l'Eventail

L'éventail s'est refermé

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Martine Hacquart a montré son savoir-faire d'éventailliste à la cité des artisans. (Photo DNA - Sébastien Bozon)

Les visiteurs se sont pressés pour la dernière fois hier au Parc-expo à l'occasion du dernier jour de la 61e édition de la foire internationale de Mulhouse.

Éventail grand format de multiples produits, activités et savoir-faire en (re)présentation, la foire de Mulhouse avec ses sept cents exposants, a refermé ses portes sur l'édition 2008 hier sur le coup des 22 h. Déplacée, plus ludique et rajeunie, la 61e édition présente un bilan encourageant (Lire en Région).
Un métier rare qui n'est plus pratiqué en France que par cinq personnes

 Les allées regorgeaient de monde surtout à la cité de la gastronomie (à la mi-journée) et sous le chapiteau des démonstrations où les stands d'aspirateurs à vapeur capables de laver, sécher, se sont taillé un joli succès auprès de visiteurs curieux mais pas forcément acheteurs. Des niches proposaient aussi quelques salutaires moments de respiration. A la cité des artisans d'Alsace par exemple, Martine Hacquart de Lutterbach présentait, à côté du brouhaha général, ses jolis éventails et a réalisé quelques démonstrations sur « la feuille », le montage du tissu sur la monture en bois. Ancienne graphiste en imprimerie, Martine Hacquart s'est reconvertie il y a cinq ans dans un métier rare qui n'est plus pratiqué en France que par cinq personnes. Elle est éventailliste et travaille à son compte depuis l'automne dernier, après quatre années passées aux côtés d'une éventailliste strasbourgeoise partie vivre à l'étranger. Le pari est d'autant plus osé qu'elle ne maîtrisait pas la technique de la monture en bois. Deux artisans du Carreau des métiers arts de Richwiller et des Vosges l'ont initiée pour les montures en bois précieux (le wengé) et les essences vosgiennes. Les éventails de Martine Hacquart, d'une vingtaine de centimètres, sont à peine plus lourds que les plumes et les paillettes (ou sequins) qui ornent les feuilles des ustensiles. Il faut compter une dizaine d'heures pour réaliser de A à Z (tissu et monture) ce petit instrument portatif. L'éventail revient au goût du jour, Martine Hacquart a pu s'en convaincre depuis qu'elle a ouvert un site et qu'elle a été contactée de Gironde.
E.Ch.

Dernières Nouvelles D'alsace, Lundi 21 Avril 2008

 

Lutterbach Martine Hacquart, éventailliste

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Tous les éventails sont fabriqués à la main et constituent des pièces uniques. (Photo Antoinette Ober)

 Martine Hacquart est la seule éventailliste du Haut-Rhin, voire d’Alsace. Elle a appris son métier en travaillant avec un artisan et propose des créations contemporaines à base de matières naturelles.

La carte de visite de Martine Hacquart indique "fabrication française d’éventails contemporains". La jeune femme insiste : « Tout est entièrement réalisé en France. Je dessine moi-même les montures en bois et les découpe ». Même le tissu est garanti "made in France".
Pour ce qui est de l’aspect "contemporain", l’artisan précise : « Il ne s’agit pas d’éventails en os ou en ivoire, exclusivement de modèles en bois, avec des formes contemporaines, notamment dans le tissu, mais de facture classique ». La préparation se fait cependant à l’ancienne, « pas à l’ordinateur ». Le bois est ensuite teinté en noir, acajou, noyer, selon le tissu qu’elle va plier dans un premier temps, avant de le coller : tissu de soie, de lin, de coton, imprimé, moiré, ou uni selon le cas, « mais toujours des matières naturelles ».

« Il faut être écolo »

Quand on lui demande quel peut être l’usage de ce genre d’accessoire, à l’ère de la climatisation, elle ne se démonte pas : « Il faut être écolo, quand on parle d’effet de serre. C’est un moyen efficace de se rafraîchir, quand on va au théâtre par exemple. Ils ne prennent pas beaucoup de place dans un sac. Je les fabrique pour qu’ils soient utilisés, pas pour la décoration ».
Ses créations lui prennent, en moyenne, une bonne dizaine d’heures. Ce qui explique le coût de l’objet, à partir de 300 . Mais on est sûr de posséder une pièce unique.

« Un métier fabuleux »

Comment en arrive-t-on à devenir éventailliste ? « J’ai perdu mon travail il y a cinq ans. Ce n’était pas la première fois, mais, cette fois-ci, je me suis dit, je vais faire autre chose. J’ai fait de la photogravure pendant vingt ans. C’était intéressant. Mais comme je suis une manuelle — je peins, je fais du patchwork — j’avais envie de changer. »
Par ailleurs, comme la jeune femme avait l’habitude de courir les expositions d’artisanat d’art avec son époux, qu’elle aimait échanger avec les participants, à force de faire les salons, elle est tombée sur une éventailliste strasbourgeoise.
« Elle a accepté de me prendre en formation. Je ne savais même pas que ce métier existait encore ! » Pendant un an et demi, la Lutterbachoise s’est initiée auprès de son employeur, rémunérée par les Assedic dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de la Culture, l’entreprise et l’ANPE. « C’était exactement ce que je cherchais ! » s’enthousiasme Martine.
La formation achevée, elle est embauchée. « Le trajet quotidien Lutterbach-Strasbourg ne me posait pas de problème. Ça aurait pu continuer longtemps. »
Malheureusement, sa patronne est partie à l’étranger. « Et me voilà licenciée une fois de plus. » Mais avec un bagage précieux : la connaissance d’un « métier fabuleux ».
Après quelques mois pour trouver des partenaires, un ébéniste pour couper le bois exotique, un bijoutier « car j’ai des clous en argent sur certains modèles », un maroquinier pour les fourreaux, là voilà lancée.

L'Alsace, edition du jeudi 29 novembre 2007

 

Mode et tissus Un salon aux accents printaniers et aériens

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Ce soir, défilé chorégraphié et mis en musique, pour la nocturne, jusqu’à 22 h. (Photos José Antenat)

     
Le Salon de la mode et de la création textile édition printemps-été 2008 a ouvert ses portes hier à Sainte-Marie-aux-Mines.

Sans médire, on aura pu constater que l’affluence a l’air plutôt bonne, et ce dès la première matinée. En effet, les allées n’ont pas du tout désempli hier, et même au moment du déjeuner, on avait parfois du mal à se frayer un passage dans les allées.
Cela paraît de bon augure pour les résultats et bilan finals.
L’ambiance est toujours bon enfant. Vu et entendu à plusieurs reprises, les différents artisans invitant même les confrères à visiter son propre stand : un véritable échange créatif au beau milieu d’un ronronnement juste entrecoupé de froissements de pièces textiles, et de cliquetis de ciseaux qui découpent l’étoffe convoitée.
Une vingtaine de fabricants de tissus haut de gamme se partage l’espace dédié à ce commerce, où les visiteurs peuvent aussi et surtout trouver conseils, aide et commentaires couturiers constructifs.

Éventails troublants, légers comme une plume

L’espace dédié aux créateurs comprend une quarantaine de stands, avec des originalités à chaque coin d’allée (notamment, à voir et à tester les hypnotisants éventails de la lutterbachoise Martine Hacquart, artisan d’art qui travaille les bois précieux et les étoffes non moins délicates ; voir également notre site www.lalsace.fr).
Un des temps forts du salon reste sans conteste les défilés, où trois créatrices dont l’Alsacienne Camille Schléret livre au regard leurs œuvres tendance printemps-été. Légèreté, presque aérienne, coloris mariés en opposition harmonieuse, force de la matière qui renvoie l’écho du corps, les trois dames ont été fort applaudies pour leur inspiration filistique…
Ce fil du spectacle, on pourra le suivre à nouveau dès aujourd’hui, pour la seconde journée de Mode et tissus version printanière, avec une nocturne jusqu’à 22 h dans une ambiance électriquement feutrée et un défilé chorégraphié et mis en musique (20 h 30 et défilé également en journée à 11 h, 14 h, 15 h 15, 16 h 30 ; dimanche défilé à 11 h et 16 h).
JSA

L'Alsace, edition du vendredi 14 mars 2008

 

Mode et tissus Brise en arc de cercle

Parmi la foule de stands que compte Mode et tissus printemps-été 2008, chacun ne manquera pas de dénicher des articles ou vêtements originaux.

Installée sur le passage situé entre les deux espaces de Val Expo, Martine Hacquart, venue de Lutterbach — où elle possède à domicile son atelier – livre ses éventails en bois précieux et textiles haut de gamme, certaines pièces comportant même des plumes colorées.
Martine Hacquart a travaillé dans les arts graphiques « pendant une vingtaine d’années. L’imprimerie a fermé ; j’ai décidé de faire autre chose… ». Elle a rencontré une créatrice d’éventails et, après un an et demi de formation et un investissement de quatre années, « en travaillant le bois également », la jeune femme a trouvé sa voie ; aérienne…
Deux artisans l’aident dans sa recherche de bois précieux et dans leur façonnage, « car je ne pourrais pas tout faire, je n’ai pas les machines ou les outils pour ça » confiait la créatrice lors de la journée d’ouverture de cette édition de Mode et tissus. Le bois qui habille ses éventails provient d’horizons lointains, du wengé (Millettia laurentii, bois africain), mais également de contrées beaucoup plus proches « des Vosges », entre autres, noyer, cerisier, etc.
À l’heure actuelle, les artisans créateurs d’éventails de ce type sont au nombre de cinq dans l’Hexagone, relève Martine Hacquart, qui précise que ses éventails sont « conçus pour être utilisés », même si leur simple vue, déployés, leur accorde le droit aussi de devenir un superbe élément de décoration.
La créatrice utilise essentiellement de la soie, mais également du coton, du lin, du chanvre, matériaux naturels privilégiés, clous en argent pour certains modèles.
Certaines pièces sont même « bio » : lin, coton bio et bois idem !
Le tout est vendu en étuis, en cuir, forcément.
Les premiers visiteurs « trouvent les prix un peu élevés » regrette Martine Hacquart, « mais le bois sous cette forme est déjà cher et chacun de mes éventails est une pièce unique. Il faut voir également le travail que cela demande, séchage en plus. Il faut attendre, reprendre, plier, beaucoup d’heures passées… », précise la créatrice.
Un site Internet consacré à son activité sera mis en ligne la semaine prochaine sur www.atelierdeleventail.com

L'Alsace, Edition du samedi 15 mars 2008